« Propositions pour une désescalade numérique » pour les municipales 2026
[…] Pourtant, agir à l’échelle locale, à partir des communautés dans lesquelles nous vivons, est non seulement possible, mais décisif. C’est l’échelle plus efficace pour sortir de l’impuissance et recréer des liens fragilisés par le déferlement technologique. Pour se donner les moyens, progressivement, de reprendre la main sur les objets qui nous entourent et sur nos besoins fondamentaux. C’est dans cette perspective qu’est rédigée cette boîte à outils pour une désescalade numérique. Elle vise à nourrir la réflexion des élu.es et des candidat.es qui élaborent leur programme en vue des prochaines élections municipales.
Dans le contexte de Yama-Corp, je trouve que les propositions 1 et 2 sont particulièrement importantes à souligner :
[…] Il est clair que les services essentiels devraient dépendre le moins possible de la disponibilité d’internet, des réseaux mobiles ou de l’électricité, ou pouvoir fonctionner en mode dit « dégradé ».
Il est de la responsabilité d’une commune d’assurer au mieux la continuité des services publics. En cas de besoin, la vie doit pouvoir continuer hors réseau : fourniture d’eau, accueil des enfants à la crèche ou à l’école, livraison de repas, soins aux anciens, fonctionnement des alertes et des secours…
Pour rappel, des PMEs font faillite parce qu’elles sont coincées pendant 2 semaines à cause d’un cryptolocker. L’informatique est petit à petit devenu essentiel pour plein de choses, mais dans beaucoup de cas on n’a pas de plan B si jamais l’informatique elle est cassée. On sait plus faire, ou bien on ne peut plus faire parce qu’il n’y a plus d’interlocuteur humain au guichet.
On peut notamment citer la panne de Cloudflare il y a quelques semaines qui a paralysé un grand nombre de services. On peut aussi remonter à CrowdStrike en 2024, qui peut se targuer d’avoir la page Wikipedia avec un des titres les plus terrifiants de l’encyclopédie : Panne informatique mondiale de juillet 2024. Les caisses à Carrouf en panne parce que l’internet il est cassé !
Légèrement moins critique, mais c’est quand même ridicule que les municipalités passent par twitter et facebook pour leur communication. Je sais que c’est un phénomène de société, « il faut aller la où les utilisateurs sont » etc, mais ça en reste ridicule (dans le sens consternant, « on vit dans une saucisse société »).
Mais ce point va plus loin que juste la communication : c’est aussi à propos des logiciels (et dépendances) utilisées : services mails, outils de bureautique, etc. Vous saviez que le procureur de la Cour Pénale Internationale a perdu l’accès à son compte email chez Microsoft, par pression de Trump ? LE PROCUREUR DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE ?